Le cannabidiol, plus généralement appelé CBD est un cannabinoïde contenu dans les diverses variétés de cannabis, à l’instar du tétrahydrocannabinol (THC). Mais contrairement à ce dernier considéré comme psychoactif, le CBD présente des vertus pour l’organisme et est autorisé à la consommation en France à condition de ne pas contenir de THC. Une des principales formes d’utilisation du CBD est l’huile de CBD.

Huile de CBD : méthodes d’extraction

Le processus d’obtention de cette huile est complexe. En effet, ce processus commence dès la sélection des plants de cannabis. Le THC étant psychoactif et dangereux, seuls les plants contenant une proportion de THC inférieure à 0,2 % sont autorisés. Afin d’optimiser la qualité de l’huile, on utilise des variétés de cannabis à fort taux de CBD. Ensuite, suit l’étape d’extraction de l’huile. Avant d’aborder les procédés d’extraction du CBD, soulignons que le cannabidiol est extrêmement lipophile, c’est-à-dire qu’il se combine facilement aux matières grasses et présente des affinités avec certains corps tels que les alcanes et les alcools. De plus, les plants de cannabis contiennent en plus du CBD, d’autres cannabinoïdes et également des terpènes. Ces autres substances, présentes en plus faibles proportions sont également extraites avec le CBD. Le type de procédé utilisé permet de mieux isoler ou non les molécules de CBD.

Trois procédés d’extraction sont utilisables.

  • Utilisation des solvants chimiques

C’est une méthode simple et peu coûteuse. Elle ne permet pas toujours d’obtenir une huile pure. Cette méthode nécessite l’utilisation d’alcanes (butane, propane) ou d’alcools (éthanol, propan-2-ol, etc.) qui sont des produits très inflammables et présentant des risques d’intoxication pour l’organisme. Pour la réaliser, il faut faire macérer les extraits de cannabis (graines, feuilles, tiges) dans le solvant préalablement choisi. Ce solvant se lie aux molécules lipophiles (cannabinoïdes, terpènes) et permet de les extraire des végétaux. L’huile est ensuite obtenue en faisant évaporer le solvant. La difficulté dans ce procédé d’extraction est de s’assurer que tout le solvant a bien été évaporé. Aussi, en fonction du solvant utilisé, de la chlorophylle (pigment à la base de la couleur verte des plantes et au goût amer) peut également être extraite et dénaturer le goût de l’huile obtenue.

  • Extraction au CO2

Cette méthode est onéreuse mais plus efficace. En effet, elle nécessite une batterie d’équipements spécialisés et des connaissances techniques poussées. Afin de la réaliser, il faut pouvoir amener le dioxyde de carbone (CO2) dans un état dit « supercritique ». Cet état suppose des pressions énormes. Dans cet état, le CO2 qui est gazeux dans les conditions normales se liquéfie. Au contact des extraits de cannabis, les molécules de C02 fixent les molécules lipophiles contenues dans le cannabis, notamment le CBD. Le CO2 est ensuite ramené à pression ambiante. Il se retransforme progressivement en gaz en libérant les molécules qu’il a captées. On obtient alors une huile très pure, sans solvants chimiques et chlorophylle.

  • Extraction aux huiles végétales

Ce procédé est assez simple et peu onéreux. Il se réalise en utilisant une huile végétale (olive, tournesol, etc.) et la propriété qu’ont les cannabinoïdes de se fixer au corps gras. Ainsi, en chauffant un mélange huile-cannabis, les cannabinoïdes du cannabis s’échappent de celui-ci et se dissolvent dans l’huile utilisée. On obtient alors une huile moins concentrée en CBD.

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